La permaculture dans tous ses états

Amateurs ou professionnels, nous entendons parler de plus en plus souvent de permaculture pour les jardins et les projets en polycultures-élevages. Il y a bien sûr un côté marketing dans cet engouement. Mais ...

J'ai commencé par lire "La révolution d'un seul brin d'herbe" de Masanobu Fukuhoka, un vrai bonheur. Puis j'ai maintes fois feuilleté le livre de "Jim Mollison", ne sachant d'où partir puisque ma maison avait déjà une place dans ce jardin très long et en pointe. 

S'imprégner des idées de cette philosophie et s'approprier quelques principes faisaient écho avec mon projet de construction maison-jardin, comme par exemple, être un des éléments d'un tout, favoriser la vie ...

Pendant plusieurs mois, ma cervelle bouillonnait d'interrogations sur les zones de compost, de réserve de bois, des tergiversations sur l'emplacement du potager, les massifs, la haie, le gazon, les clôtures, les circulations... Difficile et prétentieux d'apprivoiser l'orientation des vents, l'exposition du soleil ! Se mettre à l'écoute du vert, des plantes nécessite de quitter sa coque de mammifère pour entrer dans la lenteur de la sève et dans la couleur synthétisée de la chlorophylle.

Ne sachant plus -comment, quoi, où, quand- faire, il a fallu s'arrêter de cogiter et apprendre à laisser le jardin et la maison me regarder, me poser, me vider de ce désir d'interventions prématurées pour me caler dans une profonde observation/respiration libérée d'idées maintes fois brassées.

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Une maison entre dedans-dehors

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La maison est posée sur la terre du jardin, elle appartient au jardin. L’idée a été d’essayer de jouer avec les ouvertures, les matières naturelles pour se sentir dehors tout en étant dedans.

 

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La conversation entre le dedans et le dehors donne de l’espace au regard, surtout dans les pièces à vivre. C’est un jeu très agréable, surtout quand c’est le dehors qui s’invite dans le dedans. Cela donne des merles qui se jettent à corps perdus dans le pillage du cerisier. La mésange perchée sur la mangeoire qui nourrit son petit des miettes de pain de la cabane à oiseau. Mais c’est aussi moi, qui chasse le merle qui attaque mes 4 premières fraises !

Dans les chambres, c’est autre chose. Cela donne une respiration de verdure à l’espace intime. Un coin pour lire, rêver, regarder.